Compte rendu Paris Versailles 2018

Compte rendu Paris Versailles 2018

Lorsqu’une amie m’a proposé de de me passer son dossard pour la course Paris Versailles, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’avais depuis longtemps envie de faire cette course mythique mais je ne l’avais encore jamais faîte car il n’y avait plus de place quand je me décidais à m’inscrire.

On entend beaucoup de choses sur la mythique cote des Gardes. Pour certains elle est très difficile alors que pour d’autres elle ne présente pas de grosses difficultés. Même si j’ai l’habitude de courir un peu en dénivelé puisque je cours à Montmartre 2 fois par semaine je préférai repérer le parcours de la course avant le jour J.

Deux semaines avant je me suis donc lancé à l’assaut des 16km du parcours avec un groupe de runners. Je suis partie plutôt confiante quant à ma capacité à courir sur cette côte des Gardes sans soucis mais j’avoue avoir été un peu surprise par la pente à certains endroits. Pour information la côte des Gardes débute avec une grosse montée d’environ 1km puis on a environ 500m de faux plat montant et enfin de nouveau 1km de grosse montée. Lors du repérage j’ai eu de grosses difficultés sur le début de la deuxième montée et j’ai même dû me résoudre à marcher pendant quelques mètres.

C’est donc un peu angoissé que j’ai pris le départ de la course, d’autant que j’avais un objectif en tête : finir sous les 1h30. Si le parcours avait été plat cela n’aurait pas posé de soucis mais là c’était une autre paire de manches.

L’organisation de la Paris Versailles m’a un peu surprise. Contrairement aux grosses courses classiques il n’y a pas de sas de départ. Il est juste précisé que les coureurs prévoyant de faire moins d’1h30 soient dans leur sas avant 10h30. 300 coureurs partent toutes les minutes entre 10h et 11h.

J’ai préféré arriver sur la ligne de départ assez tôt, aux alentours de 9h20 pour ne pas attendre trop longtemps avant de prendre le départ. Ce fut une idée plutôt judicieuse puisqu’il y avait déjà énormément de monde devant l’arche de départ à cette heure-là. Nous étions tous hyper serrés à attendre pendant 40 longues minutes que les coureurs élites s’élancent puis encore 20 min avant qu’on puisse enfin franchir la ligne de départ.

Le gros point négatif de la course c’est qu’il est impossible de s’échauffer avant le départ puisqu’il faut être devant la ligne de départ très en avance. Pour une course de 16km ce n’est vraiment pas ce qu’il y a de mieux.

Heureusement les premiers kilomètres sont plats et permettent de se mettre en route tranquillement. Comme sur chaque course je n’ai pas de bonnes sensations sur les premiers kilomètres et j’avais déjà envie de m’arrêter (heureusement avec l’expérience je sais maintenant que cet état n’est que passager). J’essaye de me caler jusqu’au km 7 sur un rythme de 5min30 au km. Il n’y a pas vraiment de difficultés sur le début du parcours hormis 2 ou 3 tunnels.

Puis vient la côte de la Gardes et le premier kilomètre de montée. Je cours à mon petit rythme sans soucis même si je suis contente d’arriver en haut pour me reposer un peu sur le faux plat avant de repartir de plus belle. La seconde partie de la côte se passe super bien et j’arrive en haut plutôt fraiche. Cette fameuse côte m’a paru bien plus facile que lors du repérage.

Je passe le 10ème kilomètre en 57 min environ et je me dis que l’objectif de 1h30 va être difficile à atteindre. Les descentes et les faux plats montants s’enchainent jusqu’au 13ème kilomètre. Il y a énormément de monde et la route est plutôt étroite ce qui fait qu’il faut très souvent slalomer pour dépasser les autres coureurs.

Au 13ème kilomètre j’attaque la côte du Cimetière, une côte très raide d’environ 300m, qui est la dernière difficulté du parcours. J’essaye ensuite d’accélérer progressivement jusqu’à la fin. Je vois les minutes qui défile sur ma montre et mon objectif qui s’éloigne de plus en plus.

Je passe le 16ème kilomètre en 1h30 mais la course fait 16.2km… J’en termine en 1h30 et 53s, un peu déçu d’être passé si près de mon objectif.

Ce que je retiens de cette course c’est qu’on perd vite énormément de temps dans les montées, bien plus qu’on peut le penser. J’ai toujours couru même lorsque le dénivelé était important, pourtant j’ai perdu de longues minutes dans la côte des Gardes.

Est-ce que je referai cette course ?

J’aimerai refaire la course l’année prochaine pour voir comment j’ai progressé sur l’année même si l’organisation et le monde sur tout le parcours ne m’ont pas laissé un très bon souvenir.

Le fait qu’on ne peut pas s’échauffer et les nombreux coureurs qui marchent au milieu de la route sur tout le parcours fait qu’il est très difficile de donner le meilleur de soi-même.

Bon week end sportif !

Flore

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