Arrêtez les tampons classiques !

La plupart du temps quand on se met à consommer bio on commence par l’alimentation puis par les produits corporels comme les crèmes hydratantes par exemple. Moi la première, j’ai consommé de plus en plus souvent de produits biologiques sans m’intéresser à un domaine pourtant très important : les protections féminines.

J’ai pensé pendant longtemps qu’utiliser des tampons bio ne servait à rien car les produits pouvant être contenu dans le coton ne pourrait pas passer la muqueuse pour rejoindre mon sang. Je n’avais pas dû y réfléchir longtemps : quand on applique une crème sur le visage il faut la choisir biologique mais par contre au niveau des muqueuses c’est complètement imperméable donc pas de soucis pensais-je.. N’importe quoi !

Les industriels ne sont pas tenus d’informer clairement les consommateurs sur ce que contiennent les tampons, pas d’indication 100% coton sur le packaging par exemple. Heureusement car connaître la vérité pousserait beaucoup de femmes à revoir leurs habitudes en matière de consommation.

Petite revue de ce que contient un tampon classique (que nous croyons fabriqué à 100% à partir d’un beau coton fabriqué dans une petite exploitation).

  • Les tampons contiennent de la dioxine

Les exigences de plus importante des consommatrice ont poussé il y a quelques années les fabricants à revoir leur copie. Les femmes voulaient des tampons plus absorbants et pour cela les industriels ont ajouté de la viscose au coton. La viscose se fabrique à partir de pulpe de bois qui est blanchie au chlore. Or ce processus crée des hydrocarbures chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux dont l’un des produits dérivés est la dioxine. Cette dioxine s’accumule dans les tissus adipeux féminins et le lait maternel, ainsi elle se propage de manière générationnelle. De plus ce produit chimique est à l’origine de perturbations endocriniennes qui peuvent causer par la suite des cancers de l’appareil génital féminin.

  • Les tampons contiennent des pesticides

Dans la plupart des tampons on retrouve des traces de pesticides comme le glyphosate, une substance active des herbicides qui a été classé récemment comme un cancérogène probable pour l’homme.

Et pour finir une petite expérience d’une nutritionniste canadienne, Meghan Telpner, qui fait froid dans le dos : « J’ai essayé moi-même de placer un tampon dans un verre d’eau pendant 6 heures (la durée moyenne d’usage d’un tampon) pour faire le constat de mes propres yeux. Lorsque j’ai retiré le tampon de l’eau, j’ai trouvé des centaines de minuscules particules blanches semblables à des fils fluorescents en suspension dans l’eau, certaines s’étaient déposées au fond du verre, d’autres rasaient les bords. Compte tenu de la quantité de particules qui étaient clairement visibles à l’oeil nu, je peux seulement imaginer le volume de produits chimiques et de fibres microscopiques qui sont présentes dans le vagin et intégrées dans le tissu vaginal à chaque utilisation de tampon. »

Donc les filles une seule solution pour éviter de vous pourrir la santé et préserver l’écologie en même temps : les tampons bio !

J’utilise les tampons Natracare depuis plusieurs mois et malgré le fait qu’il faille changer le tampon un peu plus fréquemment (l’absence de viscose) j’en suis totalement satisfaite. De plus ils ne sont pas beaucoup plus cher que les autres : la boite est à 4-4.5€ maximum contre 3€ pour les produits non bios. Sachant que nous utilisons au maximum une boite par mois, cela fait juste une dépense supplémentaire de 1.5€ par mois, ce qui est loin d’être excessif au vue des avantages !

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