Compte rendu du semi-marathon de Paris 2018

Ce dimanche 4 mars j’ai couru mon premier semi de Paris, la plus grande course de France selon les organisateurs avec environ 45 000 participants. A part le marathon d’Amsterdam je n’avais jamais participé à de très grandes courses, j’étais donc hyper heureuse de pouvoir participer à ce semi-marathon.

Cela faisait un an que je n’avais pas couru de semi « pour le chrono ». J’ai participé au Saint Malo-Cancale en septembre dernier mais je me suis servie de la course comme d’une sortie longue et j’ai fini en 2h06.

Pour ce premier semi de 2018 j’espérai vraiment passer sous les 2h. Je sentais que j’avais progressé depuis un an et mon record personnel en 2h03 mais je ne savais pas vraiment à quel point, donc je suis partie un peu dans l’inconnu et avec la peur d’être déçue de ma performance.

Vendredi 2 mars, 12h30

J’ai préféré aller chercher mon dossard vendredi pour éviter la foule et perdre trop de temps le samedi. La zone de retrait des dossards est très bien organisée : on donne son certificat médical, on va chercher son dossard puis on récupère son tee-shirt. J’avoue, et je ne suis pas la seule, avoir été vraiment déçu par le tee shirt féminin de cette année, d’une couleur jaune poussin assez vilaine et qui ne met pas du tout en valeur. J’aurai préféré avoir le même tee shirt bleu turquoise que les garçons !

Lors de mon inscription j’avais choisi de partir dans le sas 1h50, le sas 2h ne me semblait pas trop adapté comme je souhaitai passer sous ce chrono.

Dimanche 4 mars, 7h

Le réveil a été assez difficile le dimanche avec un levé à 7h pour un départ à 9h40. Les départs de la course s’étalaient de 9h pour les élites à 10h40 pour le sas 2h15 et plus.

J’ai déjeuné rapidement une banane, du pain, de la confiture et une infusion avant de préparer mes affaires et me mettre en route. Car le château de Versailles ce n’est pas tout prêt ! Sans surprise, le métro était bondé de coureurs, pire que le matin à l’heure de pointe !

Je suis arrivée sur place vers 9h, j’ai déposé mon sac (les consignes sont très bien faites, c’est très rapide) puis j’ai voulu aller au toilettes une dernière fois. Comme sur toutes les courses il n’y avait pas du tout assez de toilettes et au moins 20 personnes attendaient devant chaque cabine. Après 10 min d’attente et avoir entendu plusieurs fois le speaker crier « les coureurs du sas 1h50 doivent se rendre dans leur sas maintenant » j’ai décidé de renoncer à aller aux toilettes et je me suis rendu dans mon sas.

Sur le village départ il y avait une ambiance que je n’avais jamais connu, sauf peut-être au marathon : beaucoup de monde, un speaker qui parle en français puis en anglais et qui donne sans cesse des consignes… cela change des petites courses de campagne ! Une fois dans le sas de départ (et alors que le speaker nous criait « ayez une petite pensée pour les élites qui sont en train d’arriver ») nous sommes partis assez vite.

Dimanche 4 mars 9h46

Durant le premier kilomètre il était assez difficile d’avancer car comme souvent beaucoup de personnes n’étaient pas dans le bon sas. J’ai dépassé plusieurs personnes dont l’allure laissait plus présager un finish en 2h15 qu’en 1h50 ce qui avait tendance à m’énerver. J’ai réalisé mon premier kilomètre en 6min et je me suis dit que j’allais devoir sérieusement accélérer pour passer sous les 2h.

Dès le début de la course il a commencé à pleuvoir et cette pluie n’a fait que s’accentuer au fur et à mesure des kilomètres.

Les premiers kilomètres d’une course sont toujours les plus difficiles pour moi, j’ai du mal à trouver mon rythme et j’ai l’impression de ne pas avancer.

Au km 5 j’ai marché pour boire quelques gorgées au ravitaillement. Les ravitaillements étaient dans l’ensemble plutôt bien organisés avec des petites bouteilles d’eau puis des fruits, des fruits secs et du sucre (la partie alimentation était plus difficile d’accès avec le monde). Comme à chaque fois les gens se bousculent et s’énervent aux ravitaillements comme s’ils jouaient leur vie, cela me fait toujours beaucoup rire !

J’ai continué ma course tranquillement jusqu’au km10 où j’ai repris de l’eau et mangé 1/3 de ma pâte d’amande. Le 10ème kilomètre c’est toujours le moment où je me sens vraiment bien et où la course me semble super facile. Les petites montées post tunnels ne m’ont pas posé de difficulté après mon trail d’il y a 2 semaines et les entraînement chaque semaine à Montmartre.

Au km15, toujours rien à signaler. Je continue ma course tranquillement et prend comme précédemment de l’eau au ravitaillement que je bois en marchant. Je prends ensuite les 2/3 restants de ma pâte d’amande. J’attends le km16 pour regarder le chrono sur ma montre, chrono que je n’avais pas regardé depuis le km 10. Je passe le km 16 en 1h30 et d’après mes calculs, sachant qu’il ne me reste plus que 5km, je devrais finir en moins de 2h.

Je commence à n’accélérer vraiment qu’à partir du km19 où je dépasse beaucoup de monde. Je continue d’accélérer au km20 puisque je sens que j’ai encore de la réserve. Le finish est assez long mais hyper motivant puisque 300m avant l’arrivée on voit déjà l’arche ce qui pousse à se donner à fond. Sur cette dernière ligne droite que zigzag entres les gens pour dépasser le plus de personnes possibles.

Je passe la ligne d’arrivée en 1h52’49, je n’en crois pas mes yeux lorsque je regarde ma montre ! J’attends la confirmation de mon frère qui m’a suivi sur l’application pour être sûre. Je suis tellement contente d’avoir gagné 11min sur le semi en un an !

Clairement jamais je n’aurai imaginé faire un tel temps ! Le parcours n’était pas très difficile mais quand même ! Je suis 2000ème femme sur 12000.

Cela fait 3 ans et demi que j’ai commencé la course à pieds et je commence vraiment à voir tout le chemin que j’ai parcouru ! Souvent je repense à mon premier 10km en mai 2014, où j’avais terminé péniblement en 1h01’54 !

Mon objectif maintenant c’est de me rapprocher des 1h50, un objectif que je pensais totalement inatteignable avant dimanche !

Concernant ce semi, à la question « est ce que je le referai ? », je répondrai oui. Les grosses courses ont vraiment une saveur particulière et j’ai trouvé l’organisation au top en dépit du nombre de coureurs. Certes, cette course n’est pas donné mais pour moi c’est une des courses parisiennes qui valent le plus le coup.

Et vous avez-vous participé au semi de Paris ce week end ?

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