Compte rendu du semi-marathon Watten-Cassel

Dimanche j’ai participé pour la première fois au semi-marathon reliant Watten à Cassel dans le nord de la France. Je voulais déjà participer à cette course l’an passée mais je n’étais pas disponible ce week end là.

La course a la particularité d’être assez difficile puisqu’il y a plusieurs grosses montées : une première au premier kilomètre qui fait monter tout de suite le cardio, une deuxième au 12ème kilomètre environ, une troisième au km 14 et enfin du 19ème au 21ème kilomètres il y a la montée du mont Cassel qui culmine à 176m.

J’étais plutôt confiante avant de débuter la course. Comme je monte deux fois de suite jusqu’au sacré cœur tous les mardis les petits dénivelés ne me font plus vraiment peur.

Nous étions un peu moins de 700 participants à nous élancer sur le bitume à 9h30 pétante. Ce qu’il y a de bien avec les petites courses c’est que même si vous êtes le dernier à passer la ligne vous partez à 9h31 au plus tard !

Les difficultés ont très vite commencé avec la « montagne de Watten » au km 1, une montée assez courte mais plutôt raide qui a réussi à créer des petites cassures dans le peloton. Après cette première difficulté les 10km suivant furent plutôt plat.

Dès le début de la course j’ai tout de suite mesuré la différence avec le semi de Paris. Avec son parcours sinueux et ses milliers de supporters je ne voyais pas les kilomètres défiler il y a un mois. Alors que dimanche, les grandes lignes droites en plein champs se succédaient et il n’y avait aucun supporter sur les 9/10ème du parcours. Les 10 premiers kilomètres m’ont paru une éternité, d’autant que j’ai eu plusieurs points de côté (chose qui ne m’arrive jamais habituellement).

Comme sur chaque semi, et même s’il faisait plutôt frais, j’ai fait le choix de boire tous les 5 kilomètres.

Au km 12 nous avons attaqué une longue montée bien casse patte. Heureusement juste après mon frère m’a rejoint à vélo ! Il m’a vraiment aidé à faire passer le temps, finir la course seule aurait été vraiment dur psychologiquement.

Au km 14 et juste avant le ravitaillement nous avons attaqué une troisième montée, plutôt courte mais très raide. Comme sur chaque semi j’ai mangé une pâte de fruits au kilomètre 10 et au kilomètre 15 afin d’emmagasiner de l’énergie pour le sprint final.

Au 18ème kilomètre je me sentais encore en forme mais je ne voulais pas accélérer car je savais que les deux derniers kilomètres allaient être très difficiles. Regarder mon chrono me désespérait au vu du retard que j’avais par rapport au semi-marathon de Paris.

Au 19ème kilomètre les choses sérieuses ont vraiment commencé, c’était le début de 2km de grosse montée. Grâce à mes entraînements du mardi, j’ai réussi à dépasser pas mal de monde sur ces 2 kilomètres mais je dois dire que c’était quand même très difficile. Mon objectif jusqu’au bout a été de terminer sous les 2h. Je pensais pourvoir y arriver jusqu’à ce que je voie qu’à 1h59’30 il me restait une dernière montée que je n’avais pas du tout anticipé. Je suis donc arrivée en 2h00’23 sur ma montre et 2h00’58 au temps officiel.

Sur le coup, j’ai vraiment été déçu de mon temps. Je ne pensais vraiment pas faire 7 min de plus qu’au semi-marathon de Paris. De plus j’ai remarqué que le niveau de des « petites courses » est bien supérieur à celui des grandes courses parisiennes. J’ai aussi remarqué qu’il y avait très peu de femmes inscrites. Dans ma catégories « senior » il y avait 251 hommes pour seulement 40 femmes. Au final je termine 15ème femme sur ces 40 ce qui a eu tendance à me consoler un peu.

Cette course m’a surtout fait prendre conscience qu’un semi peut parfois être très long, très ennuyant et donc assez difficile psychologiquement. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant car lorsque je courrais sur des parcours monotones j’étais toujours accompagnée du début à la fin. Cela a tendance à m’inquiéter pour le marathon de la route du Louvre dans un mois. Comment vais-je gérer ces 42km seule avec très peu de distractions et un paysage très monotone. Maintenant que je suis inscrite, je ne vais pas rebrousser chemin mais je dois dire que cette course me fait assez peur d’autant que je sais maintenant, après avoir couru le marathon d’Amsterdam combien les derniers kilomètres sont éprouvants psychologiquement.

Et vous avez-vous déjà participé à des courses où la lassitude l’a emporté ?

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