Enduroman : pourquoi une épreuve si folle ?

Une des grandes actualités sur les réseaux sociaux la semaine passée fut l’exploit de Marine Leuleu, qui a battu le record du monde féminin sur l’épreuve de triathlon extrême Enduroman.

69h52 d’effort où se sont enchaînés 140 km de course à pieds de Londres à Douvre, 33,8km de natation pour traverser la manche (avec les courants la distance est plutôt d’environ 50km) et enfin 289,7km de vélo.

L’enduroman est une course complètement folle où les limites du corps humain sont repoussées ce qui peut avoir des conséquences extrêmement tragiques : deux athlètes sont décédés en 2017 lors de la traversée de la manche.

Il y a quelques mois j’avais écrit un article au sujet de la Barkley, un ultra trail complétement fou de 160km avec 18 000m de dénivelé positif. Depuis la première édition en 1986 il n’y a eu de 15 finishers ce qui représente environ 2% des concurrents. Cette proportion permet de se rendre compte de la difficulté de l’épreuve.

Mais pourquoi certaines personnes ont besoin/envie de repousser leurs limites à ce point, de risquer leur vie pour accomplir un exploit totalement fou et irrationnel ?

C’est quelque chose de très difficile à comprendre pour la très grande majorité d’entres nous. Je pense que certaines personnes ont besoin de se prouver à elle-même qu’elles sont capables de faire des choses extrêmes pour renforcer leur confiance en elle. La plupart des personnes qui pratiquent des défis comme ceux-là sont aussi en quête du plaisir de l’effort que seul un effort de plus en plus intense peut leur apporter au fur et à mesure de leurs années de pratique.

Bien souvent ultra trail et bigorexie vont de pair. La bigorexie résume une addiction au sport de plus en plus rependue. Les sportifs sont à la recherche de l’endorphine, l’hormone du plaisir, sécrétée pendant l’effort et ont besoin de produire un effort de plus en plus intense pour ressentir le même plaisir. C’est un peu le même mécanisme que pour la dépendance aux drogues, la personne dépendante va avoir besoin d’une dose de plus en plus importante pour ressentir les mêmes effets au fur et à mesure que le corps s’habitue.

De ce fait je pense que pratiquer de tels épreuves extrêmes n’est pas quelque chose de très sain même si j’admire tout de même les personnes qui arrivent à accomplir de tels exploits.

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2 commentaires

    1. Oui moi j’adore aussi lire les récits d’aventures mais je me demande tout le temps si c’est vraiment « sain » de faire tout cela. Mais chacun fait comme il veut et fait ce qui le rend heureux 🙂

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