Huile de coco : l’horreur derrière cette huile à la mode

L’huile de coco est à la mode ces dernières années que se soit pour cuisiner ou en produit de beauté. De même l’eau de coco fleurie dans les rayons des supermarchés et devient la boisson idéale pour se désaltérer sainement. La demande en noix de coco a donc explosé sans ce que l’on s’intéresse de plus prêt aux conséquences d’une telle demande.

Or il s’avère qu’en Thailande et au Philippines, où la production de noix de coco est assurée par des petits producteurs, la grande majorité des récoltes sont effectuées par des singes… oui vous avez bien lu !

Les macaques à queue de cochons, qui doivent être très certainement séparés de leur mère très jeune, sont dressés dans des écoles spécialisées afin de pouvoir cueillir les noix de coco à 5 ou 6 mètres de hauteur, et cela durant des heures. Ils sont attachés en permanence en laisse avec une corde très longue et grimpent au sommet du palmier avant de cueillir les noix de coco mûres en les faisant tourner sur elles-mêmes (à l’aide des pieds et des mains) jusqu’à rompre la tige et laissent ensuite tomber la noix au sol. Lorsque la noix de coco est bien attachée cela devient usant pour le singe

Chaque singe travaille jusqu’à neuf heures par jour sans interruption, pour un rendement de 1000 noix cueillies chaque jour.

L’avantage des singes c’est qu’ils n’ont pas peur de grimper si haut, ils ne se plaignent pas, ils ne sont pas payés et s’ils en viennent à mourir ce n’est pas très grave.

Il est assez difficile de savoir si une marque utilise des noix de coco provenant de cette pratique barbare. Les marques d’huile de noix de coco ayant indiqué de pas utiliser de singes pour la récoltes sont Aroma Zone (Inde), Lea Nature (Sri Lanka), Rapunzel/Raiponde (Sri Lanka), Bio Planète de chez Biocoop.

Privilégier toujours les huiles biologiques et provenant du commerce équitable. Les cultivateurs de noix de coco sont extrêmement dépendant de leur production et la perte de celle-ci peut avoir des conséquences désastreuses. Assurer un revenu décent au producteur permet de limiter les pratiques barbares.

On remarque que bien souvent les produits exotiques à la mode sont délétères pour la planète, les hommes et les animaux. Ainsi je pense que le mieux est de consommer le plus local possible et de ne pas céder aux sirènes du marketing qui nous vantent les bienfaits de certains produits exotiques alors que des produits locaux peuvent avoir quasiment les mêmes propriétés.

Pour la cuisson je privilégie par exemple l’huile de tournesol qui a un point de fumée de 198°C (l’huile de coco a un point de fumée de 177°C). J’utilise toujours avec parcimonie l’huile de coco en cosmétique tout en veillant à sa provenance, au fait qu’elle soit bio et au fait qu’elle soit issue du commerce équitable.

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