J’ai arrêté la pilule : un an et demi après

Cela fait un bon moment que je ne vous ai pas fait de retour après l’arrêt de la prise de ma pilule contraceptive. Cela fait maintenant un an et demi que je ne prends plus ce comprimé chaque jour. J’ai déjà écrit plusieurs articles depuis mon arrêt que vous pouvez retrouver ici ou et j’avais envie aujourd’hui de vous faire un bilan, maintenant que j’estime avoir le recul nécessaire.

Tout d’abord qu’en est-il de ma peau ? Si je n’ai eu à subir une grosse crise d’acné que pendant quelques semaines ma peau s’avère tout de même légèrement moins jolie que lorsque je prenais la pilule : mes points noirs sont beaucoup plus nombreux, notamment sur des zones assez peu habituelles comme les joues et j’ai tendance à avoir quelques imperfections la semaine avant mes règles (je sais bien que je suis loin d’être la seule dans ce cas).

Cependant en appliquant un peu de fond de teint le matin ces petites imperfections ne se voient presque plus et ne me complexe donc pas vraiment.

Concernant mes cheveux et plus particulièrement mon cuir chevelu, j’ai eu une grosse récidive de ma dermite séborrhéique très vite après l’arrêt de ma pilule, qui ne s’est pas vraiment calmée depuis. J’ai essayé beaucoup de traitements naturels, sans trop de succès pour le moment. J’ai aussi toujours les cheveux qui regraissent plus vite qu’avant, je suis obligé de les laver un matin sur deux. Il faut savoir que j’ai les cheveux très fins donc que cela se voit très vite lorsque mes cheveux regraissent.

Dernier petit point un peu négatif : les douleurs mammaires avant les règles. Si auparavant je n’avais jamais ce genre de douleur, depuis 6 mois j’ai de fortes douleurs une à une semaine et demie avant l’arrivée de mes règles. Ma gynécologue m’a dit que c’était normal et que c’était le corps qui reprenait ses droits. Les douleurs sont surtout présentes lorsque je fais du sport, que je mets un soutien-gorge ou que je m’allonge sur le ventre mais cela reste gérable. Par ailleurs je n’ai pas d’autres symptômes prémenstruels.

 

Les petits désagréments que je viens d’énoncer, s’ils ne sont pas toujours très drôles, sont cependant largement gérables et ne sont rien à côté du bonheur que je ressens à ne plus prendre d’hormones chaque jour.

Mon corps peut ainsi vivre de nouveau sa vie, je n’ai plus l’impression de le perturber et je contribue en plus, à mon échelle à la protection de l’environnement, puisque mes urines ne contiennent plus d’hormones qui viennent contaminer tout l’écosystème.

Mes petits conseils si vous souhaitez vous aussi arrêter la pilule

-Vous renseigner en amont sur le moyen de contraception qui vous convient le mieux afin de toujours rester protéger : une fois que vous allez arrêter la pilule vous ne serez plus protégé contre une éventuelle grossesse et il est donc important d’adopter un nouveau moyen de contraception avant de prendre son dernier comprimé.

-Penser au sevrage progressif si vous avez peur de souffrir d’acné : un des principaux freins à l’arrêt de la pilule (c’est en tout cas ce que j’entends beaucoup autour de moi) est la peur d’avoir une énorme poussé d’acné consécutive à l’arrêt de la prise d’hormones. J’avais moi-même très peur de cela, d’autant plus que j’ai eu pas mal d’acné jusqu’à ce que je prenne la pilule à l’âge de 19 ans. Afin de limiter le risque de souffrir d’une acné sévère j’ai opté pour un sevrage progressif que j’ai détaillé dans un précédent article que vous pouvez retrouver ici. Je pense que cette technique a été plutôt efficace pour moi car je n’ai, hormis durant quelques semaines, pas souffert d’imperfections importantes alors que j’y suis plutôt prédisposée. Si vous avez peur comme moi de souffrir d’acné je peux donc vous conseiller d’opter pour cette technique, en optant pour un autre moyen de contraception dès que vous commencez le sevrage.

Si je ne remets pas en cause le fait que la pilule fut une avancée majeure qui a permis à de nombreuses femmes d’arrêter de vivre dans la peur d’une éventuelle grossesse je suis aujourd’hui heureuse de voir que de plus en plus de femmes autour de moi adoptent de nouveaux moyens de contraceptions sans hormone.

Belle journée,

Flore

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2 commentaires

  1. La phase de transition n’est en effet pas la plus facile à vivre. Mais elle prouve aussi très bien à quel point la pilule a pu être néfaste pour notre corps.. Concernant la suite, quelle contraception choisir ? On peut regarder du côté du stérilet en cuivre ou de la contraception naturelle 😉

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