Mon premier marathon : le marathon d’Amsterdam

Après l’avoir attendu pendant presque un an le grand jour est arrivé. Ce dimanche 15 octobre j’ai couru mon premier marathon. Je suis fière de moi et j’avais envie de partager le compte rendu de cette épreuve pour aider tous ceux qui aimeraient se lancer dans la grande aventure du marathon.

Veille de l’épreuve

Je suis arrivée à Amsterdam à l’heure du midi. Après avoir déjeuné et fait une petite balade (en voyant les banderoles déjà prêtes pour le lendemain j’ai commencé à stresser un peu) je suis allée retirer mon dossard près du stade olympique d’Amsterdam. Le retrait du dossard a été très rapide et je suis directement reparti sans jeter un œil aux différents corners de marques présents sur le salon. Le soir j’ai mangé un peu tard (vers 21h) dans un restaurant du centre-ville. Il n’y avait pas de pâtes au menu et je me suis même laissé tenter par un petit crumble aux pommes en dessert. Une fois rentrée je me suis directement couchée.

Jour J

La nuit fut un peu agitée, je me suis réveillée à 6h du matin. Le petit déjeuner de l’hôtel ouvrait à 7h30 et j’y suis allée pour cette heure-là. D’autres coureurs étaient en train de se restaurer, c’était assez stressant de voir d’autres coureurs déjà en tenue et prêt à partir 2h avant l’épreuve. J’ai déjeuné un thé, du pain avec du saint moret, du pain d’épice et un kiwi. Je n’avais pas spécialement faim. J’ai ensuite enfilée mes habits de lumière et ma ceinture FlipBelt avec tous mes ravitaillements pour être le plus autonome possible sur la course et ne manquer de rien : pâtes d’amandes, abricots secs, barre de fruits.

Une heure avant le départ j’ai pris le métro avec des centaines d’autres coureurs pour rejoindre le départ. Il faisait vraiment hyper beau pour un mois d’octobre : plus de 20 degrés avec un grand soleil !

Départ

Je suis arrivée juste au moment où les premiers prenaient le départ. C’était très impressionnant de suivre leur départ sur l’écran géant du stade alors que nous étions tous dans notre sas de départ. Comme je suis arrivée un peu au dernier moment je me suis mise dans le dernier sas et j’ai jeté mon pull juste avant d’avancer. Nous sommes partis 17 min après les premiers. J’étais très ému et stressé sur la ligne de départ et en pensant à l’effort qui m’attendait j’avais les larmes aux yeux.

KM 10

Il y a eu un peu de bousculade sur les premiers kilomètres mais cela restait correct. J’ai décidé dès le départ de m’arrêter à tous les ravitaillements pour au moins prendre de l’eau. J’ai passé le premier 10km en 1h01 et 54 secondes. Je me sentais bien mais je savais que je n’étais que le début.

KM 16

Je commence à avoir un peu mal au ventre et j’ai peur d’avoir la diarrhée surtout qu’il me reste encore énormément de kilomètres à parcourir. Je prends quelques abricots secs même si je n’ai pas très faim. Je décide que dorénavant je m’arrêterais à chaque ravitaillement (tous les 4 kms) pour boire de l’Isostar et de l’eau en marchant 1 à 2 min.

KM 21

Les choses commencent à être plus difficiles avec des douleurs au genou droit qui heureusement passent assez vite. J’ai de plus du mal à manger. Dès que je mange quelques abricots ou une barre aux fruits secs j’ai envie de vomir. J’ai par contre très soif et je guette au loin les ravitaillements. Les 4km entre chaque arrêt me paraissent vraiment long. Je vois de plus en plus de gens qui commencent à marcher et je me dis que pour eux la fin de la course risque d’être difficile. Le parcours est vraiment monotone avec des logues lignes droites en pleine campagne. Je compte les kilomètres qui me séparent de la rencontre avec mon copain ce qui permet de me remonter le moral. Je passe le semi en 2h11 et je suis plutôt contente de mon temps pour l’instant.

KM28

Je retrouve mon copain qui m’attend sur le bord de la route. Je lui raconte que les 10 derniers kilomètres ont été assez difficiles. Je continue de bien m’arrêter à chaque ravitaillement pour boire. Je ne tente même plus de manger, je n’ai vraiment plus l’envie. Au km 30 beaucoup de gens se mettent à marcher mais je tiens bon. Je me dis que je marche déjà tous les 4km au ravitaillement c’est suffisant.

KM 32

Je passe le km 34 en 3h24min, il me reste donc 1h06 pour faire les 10 derniers kilomètres et arriver avant les 4h30 tant espérés. Cela commence à être très difficile, il fait vraiment chaud et j’ai de plus en plus envie de marcher. Je dois slalomer pour dépasser les gens qui marchent ce qui est très fatigant. Ces 10 derniers kilomètres me paraissent le bout du monde mais continue de courir tant bien que mal en essayant de suivre les meneurs d’allure 4h30 qui me dépasse à ce moment-là…

KM40

Voir le panneau des 40 kilomètres me redonne un peu le moral car j’en ai vraiment marre d’autant un des deux meneurs d’allure 4h30 est assez loin devant moi, je n’ai pas réussi à le suivre. L’autre meneur d’allure se met en revanche à marcher et là je me dis « rien ne va plus, si même le meneur d’allure marche on n’est pas rendu x)). Je commence à me rendre compte en regardant le chrono qu’atteindre les 4h30 sera compliqué alors que décide dans un dernier espoir d’accélérer un peu.

KM 41

Enfin le dernier kilomètre, je me dit qu’il va passer assez vite. J’ai l’impression que je vais enfin rentrer dans le stade et voir la ligne mais non le panneau affiche encore « arrivée dans 500m ». Je regarde mon chrono : 4h27 et 30 secondes. Je sais que je ne finirai pas en dessous des 4h30 et c’est une petite déception. Je décide cependant d’accélérer sur ces derniers mètres pour faire ce que je peux. Je passe la ligne d’arrivée en 4h30 et 50 secondes. Au-dessus des 4h30 mais sous les 4h31 : mon objectif est presque atteint !

Je suis vraiment soulagée d’être arrivée au bout. Je verse quelques larmes et récupère ma médaille. Je sors du stade, prends une boisson et cherche mon copain qui m’a finir laissé seule quelques centaines de mètres avant la ligne d’arrivée.

Le retour à l’hôtel est un peu compliqué, je ne me sens pas très bien. Je sais que si je reste trop longtemps debout je vais faire un malaise. J’arrive à l’hotel vers 15h15 et m’allonge une petite heure. Puis lorsque la faim revient nous sortons manger un petit truc car je n’ai quasi rien avalé depuis 7h30 le matin.

Le lendemain

J’ai quelques courbatures mais je pensais que ça allait être pire. Je ne me sens pas hyper bien, un peu comme si j’avais la gueule de bois.

A l’heure où je vous écris ces lignes il est mardi midi et je suis encore très fatigué. Je me suis couchée à 22h30 hier mais c’est comme si je n’avais pas dormi de la nuit. Je n’ai pas très faim et je n’ai pas beaucoup d’énergie. En revanche je n’ai plus vraiment de courbatures.

Maintenant je vais me reposer et passer au moins une semaine sans courir. Je réfléchi déjà à de nouveaux défis mais je ne suis pas encore fixée : j’aimerai me mettre au vélo mais c’est un petit budget et rouler à Paris est difficile. Je referai peut-être un marathon au printemps prochain, en France cette fois ci et dans des endroits que je connais bien.

En résumé je suis très contente d’avoir fait ce marathon. Je n’ai pas été surprise par la difficulté, je savais que ça allait être dur et je m’attendais à pire. Au final je n’ai pas fini dans un si sale état que je l’imaginais. En revanche je pensais que la difficulté arriverait beaucoup plus tard. Or dès le km 16 c’était déjà un peu difficile. J’ai pensé que ça serait très très difficile à la fin mais en fait c’était difficile pendant une bonne partie de la course avec une fin qui restait supportable.

En s’entraînant un minimum et correctement, finir un marathon est loin d’être impossible. En revanche, les derniers kilomètre seront forcément difficiles et le finish se fait au mental car, pour ma part en tout cas, les jambes ne voulaient plus vraiment avancer.

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