Le rapport Campbell: les grandes idées du livre

Le rapport Campbell est le premier livre que j’ai lu concernant le lien entre l’alimentation et le cancer. Ce livre m’a énormément marqué tant le lien de cause à effet semble être évident.

Même si ce rapport a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment concernant l’étude réalisée en Chine où le professeur Campbell est accusé d’avoir simplifié et orienté ses conclusions, il pousse véritablement à la réflexion. De plus bien souvent l’auteur met en garde sur le fait que les résultats des études peuvent être biaisée par les nombreux facteurs exogènes qui rentrent en jeux.

Récemment je me suis replongée dans la lecture de cet ouvrage et j’ai décidé d’en extraire les idées qui m’ont le plus marqué :

  1. Les protéines végétales seraient meilleures pour la santé que les protéines animales

Toutes les protéines ne sont pas de qualité égale et la qualité diffère en fonction de la propension des protéines à fournir des acides aminés nécessaires au remplacement des protéines usées. Dans la nourriture d’origine animale, l’acide aminé le mieux assorti à nos protéines se trouve dans les protéines de lait et des œufs. Il existe cependant une multitude d’études qui montrent que les protéines végétales, considérées de moins bonne qualité sont en réalité meilleures pour la santé.

  1. Les protéines animales renforcent la promotion du cancer

Une étude réalisée sur des rats prédisposés à développer un cancer en raison de l’ingestion d’aflatoxine a permis de prouver le lien de corrélation entre consommation de protéines et développement des cancers. En effet seuls les rats ayant consommé 20% de protéines eurent un cancer alors que ceux qui n’en avaient consommé que 5% n’en développèrent pas.

Il faut savoir que le cancer se développe en 3 phases qui sont l’initiation, la promotion et la progression. Les substances cancérigènes entraînent l’initiation, qui ne dure que quelques minutes. Les graines de cancer sont dans la terre et sont prêtes à germer. La promotion correspond à la phase, qui dure plusieurs années, où les cellules du cancer vont se multiplier jusqu’à former une tumeur visible. Cependant cette promotion, tout comme la croissance des plantes, ne peut avoir lieu que si des conditions favorables sont présentes. Or il s’avère que certains aliments participent à la croissance du cancer alors que d’autres la freinent. Les protéines font partie de ces aliments qui participent à la croissance du cancer. Ainsi un régime faible en protéine va réduire la promotion du cancer.

Selon le professeur Campbell les humains devraient consommer environ 10% de protéines par jour. Or il s’avère qu’un américain moyen consomme 15 à 16% de protéines par jour. 10% de protéines correspond à 50 à 60g de protéines par jour. Il semblerait que la caséine (protéines de lait) soit la protéine qui a les effets les plus néfastes pour l’organisme.

Selon les études réalisées il est important de souligner que les protéines végétales n’ont pas les mêmes effets que les protéines animales dans la promotion du cancer. Les nutriments d’origines animales augmenteraient le développement des tumeurs tandis que les nutriments d’origine végétale le faisait diminuer.

  1. La consommation de gras augmente le risque de cancer du sein

Lorsque le taux de cholestérol est bas, le taux de maladies cardiaques, de cancers et d’autres maladies occidentales est bas aussi. Et alors que les aliments d’origine animale sont associés à une hausse du taux de cholestérol, les aliments d’origine végétale sont associés à une baisse du taux de cholestérol.

En moyenne, selon l’auteur, nous consommons 35 à 40% de nos calories sous forme de gras. Les résultats obtenus en Chine ont prouvé que la réduction d’apport en gras de 24 à 6% des calories totales était associée à une diminution du risque de cancer du sein. Une consommation de lipides est associée à un taux d’oestrogène plus élevé dans le sang durant les années critiques se situant entre 35 et 44 ans, et un taux plus élevé d’hormone féminine prolactine entre 55 et 64 ans. Ces hormones sont hautement associées à l’ingestion de protéines animales, de lait ou de viande.

Lors de l’étude le taux d’oestrogène chez les femmes chinoises représentait la moitié de celui des américaines et la durée de vie reproductive des femmes chinoises représentait seulement 75% de celle des femmes britanniques. Cela veut dire que la femme chinoise ne connaît que 35 à 40% de l’exposition aux oestrogènes de la femme américaine ou britannique. C’est pourquoi le taux de cancer du sein chez les chinoises ne représente qu’un cinquième de celui des occidentales.

  1. L’importance des fibres

Selon Denis Burkitt les fibres non digérés ramassent les substances chimiques nocives présentes dans les intestins et susceptibles d’être cancérigènes. Si nous n’ingérons pas suffisamment de fibres nous serons ainsi prédisposés à avoir des maladies comme le cancer du colon, des hémorroïdes ou des varices. De plus comme elles contiennent peu de calories, les fibres aident à réguler notre apport en calories et à alimenter la sensation de satiété. La consommation de 10g de fibres (une pomme) de plus par jour permettrait de diminuer le risque de cancer du côlon de 33%.

Il faut savoir que l’apport moyen en fibres est trois fois plus élevé en Chine qu’aux Etats-Unis. L’apport maximal recommandé en fibres est de 35 à 40g car au delà cela empêche l’absorption de nutriments essentiels comme le fer. Cependant selon les études réalisées, il s’avérerait que les fibres n’empêchent pas tant que cela l’absorption du fer. De plus les aliments riches en fibres sont aussi souvent riches en fer et donc plus l’ingestion de fibres est grande plus l’apport en fer est important.

Une alimentation riche en fibres et pauvre en aliments d’origine animale permet de diminuer le risque du cancer du côlon.

  1. Le lien entre diabète de type 1 et consommation de lait de vache

L’un des aliments qui fournit beaucoup de protéines étrangère qui imitent les protéines de notre corps est le lait de vache.

Le lien entre consommation de lait de vache et survenue d’un diabète de type 1 est le suivant : un bébé est nourri avec des biberons contenant du lait avec des protéines de lait de vache → le lait se rend dans l’intestin où il est digéré par des acides aminés → chez certaines nourrissons le lait n’est pas entièrement digéré et des petites chaîne d’acides aminés restent dans l’intestin → ces acides aminés non digérés passent alors dans le sang → le système immunitaire reconnaît ces fragments en tant qu’envahisseurs et se prépare à les détruire → malheureusement ces cellules ressemblent aux cellules du pancréas chargées de produire de l’insuline → le système immunitaire perd donc sa capacité à distinguer les protéines de lait de vache des cellules pancréatiques et les détruits toutes, empêchant ainsi le pancréas de l’enfant de produire de l’insuline → l’enfant deviendra alors un diabétique de type 1 et le restera toute sa vie.

Un bébé nourri au lait de vache aura donc plus de chance d’être atteint d’un diabète de type 1, maladie qui le poursuivra toute son existence.

En résumé le professeur Campbell prône une alimentation la plus végétalienne possible, avec beaucoup de fibres, d’antioxydants et peu de gras. Adopter un tel régime alimentaire s’avère plutôt contraignant à long terme mais certains principes peuvent être adopté facilement comme diminuer sa consommation de protéines animales et augmenter sa consommation de fibres.

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