Comment se faire des amis : les idées à retenir de ce best-seller (2)

Comment se faire des amis est un livre que tout le monde devrait avoir lu afin de mieux communiquer avec les autres et d’éviter de commettre bien des erreurs. Je pense que ce livre devrait même être étudié à l’école et apporterait beaucoup plus aux élèves que certains théorèmes mathématiques abstraits.

Dans cet article je vais reprendre les concepts importants de la troisième et de la quatrième partie du livre, agrémentés de nombreuses citations que j’ai trouvé pertinentes. J’avais déjà fait un article sur les deux premières parties du livre que vous pouvez retrouver ici.

Partie 3 : Douze moyens de rallier les autres à votre point de vue

– Évitez les controverses, seul moyen d’en sortir vainqueur : Dans les discussions il convient d’essayer au maximum d’éviter les querelles.  Si quelqu’un a tort en racontant une anecdote il ne faut pas chercher à le corriger et lui montrer à tout prix que ce qu’il dit est faux. « Le meilleur moyen de l’emporter dans une controverse c’est de l’éviter ». Si vous gagnez le débat vous allez faire sentir à l’autre son infériorité et vous allez blesser son amour propre. Il faut retenir sa langue. Ainsi il faut 1/éviter de céder à sa première impulsion, 2/maîtriser sa colère, 3/commencer par écouter, 4/chercher des terrains d’entente, 4/chercher des points sur lesquels il se peut que l’on ait tord et l’admettre, 5/promettre de réfléchir aux idées de ses adversaires, 6/remercier sincèrement ses adversaires pour leur intérêt et 7/ajourner son action pour laisser aux deux parties en présence le temps d’examiner en détail le problème.

– Respectez les opinions de son interlocuteur. Ne lui dites jamais qu’il a tort : Il ne faut pas chercher à démontrer aux autres qu’ils ont tort : « vous créez une opposition et vous incitait l’interlocuteur à vous combattre avant même d’avoir pu entamer votre exposé ». Réfléchissez à ce que disait Socrate : « Je ne sais qu’une chose : c’est que je ne sais rien ». Si quelqu’un affirme une chose que vous croyez fausse le mieux est de dire : « Ecoutez, je n’étais pas du tout de cet avis mais je peux me tromper. Cela m’arrive souvent. Si je me trompe je veux bien rectifier mon opinion… Examinons la chose ensemble, voulez-vous ? ». De plus il vaut mieux essayer de comprendre l’autre que de le juger, ce que nous faisons pourtant tout le temps. On ne gagne rien à faire ressortir les erreurs des autres. Au contraire on se porte préjudice à soi-même

– Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement :  Quand nous savons que nous méritons une remontrance le mieux est de prendre les devants courageusement et faire notre mea culpa. « Le premier imbécile venu peut essayer de justifier ses erreurs. Mais l’homme qui reconnaît ses fautes s’élève au-dessus de la masse, il éprouve une joie noble et rare »

– Commencez de façon amicale : Pour obtenir ce que l’on veut il faut être courtois et aimable, s’énerver n’aura que l’effet contraire de celui recherché. « La douceur, les bonnes paroles influenceront plus vite votre entourage que toute la colère et tout le tapage du monde ».

– Posez des questions qui font dire oui immédiatement. : Quand vous voulez convaincre votre auditeur, évitez, dès le début de la conversation, de soulever les questions sur lesquelles lui et vous ne vous entendez pas. Appliquez-vous au contraire, jusqu’à la fin, à souligner les points sur lesquels vous êtes tous les deux du même avis ». Toute la technique de Socrate consistait à poser des questions auxquels sont interlocuteur ne pouvait répondre que par l’affirmative.

-Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise :  La plupart des gens, lorsqu’ils essayent de convaincre un interlocuteur, parlent trop. Laissez donc l’autre « vider son sac ». Il connaît mieux que vous son affaire et ses problèmes. Posez-lui des questions et laissez-le s’exprimer. La Rochefoucault disait : « Si vous voulez vous faire des ennemis, surpassez vos amis ; mais si vous voulez vous faire des alliés, laissez vos amis vous surpasser ».

– Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui : Il ne faut pas essayer d’imposer à ceux qui nous entourent nos opinions mais plutôt émettre des suggestions et laisser l’autre tirer ses propres conclusions. « Le sage voulant être au dessus des autres, se place lui même en dessous ; voulant être devant, il se place derrière. Ainsi, bien que sa place soit au dessus des autres, ceux ci ne sentent pas son poids ; bien que sa place soit devant ; ils n’en sont pas blessés »

– Efforcez vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur : même si votre voisin est complètement dans l’erreur, il ne croit pas se tromper. Ne le condamnez pas ; le premier sot venu peut condamner. Pour penser et agir comme il le fait, votre voisin a une raison. Découvrez le motif caché et vous connaîtrez le secret de ses actes et probablement de sa personnalité. » Il faut essayer de voir les choses du point de vue de l’autre, se mettre à sa place.

– Accueillez avec sympathie les idées et les désirs des autres : Pour calmer votre interlocuteur vous pouvez dire : « Je comprends très bien votre attitude, si j’étais vous j’aurais probablement la même ». « Les trois quart des gens que vous rencontrez ont soif de sympathie, de compréhension. Contentez les et ils vous adoreront ».

– Lancez un défi : « Pour obtenir des résultats, stimulez la compétition, non par l’appât du gain, mais par une émulation plus noble, le désir de mieux faire, de surpasser les autres et de se surpasser ».

Partie 4 : Soyez un leader : Neufs moyens de modifier l’attitude des autres sans irriter ni offenser

-Commencez par des éloges sincères : Il nous est moins désagréable d’entendre des remarques désagréables après un compliment sur nos qualités.

– Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres : « Il nous est bien moins pénible d’entendre la liste de nos fautes si l’accusateur commence en confessant humblement qu’il est lui-même loin d’être irréprochable ». En reconnaissant nos propres erreurs (même si nous ne les avons pas corrigées) nous pouvons aider les autres à modifier leur comportement.

– Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs : « Un ordre trop brutal provoque chez votre interlocuteur une offense qui peut durer longtemps, même si cet ordre est justifié ». « Poser des questions rend non seulement un ordre plus acceptable mais stimule aussi la créativité de votre interlocuteur. Les gens accepteront plus facilement un ordre s’ils ont pris part à la décison qui est à son origine »

– Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement : Le psychologue B. F. Skinner a démontré que lorsque la critique est réduite au minimum et le compliment accentué, ce qu’il y a de positif chez l’être humain se trouve renforcé, et ce qui est négatif s’en trouve affaibli parce qu’on y prête pas attention. Il faut cependant que les compliments soient sincère et viennent du cœur, insiste l’auteur. La flatterie ne fonctionne pas.

– Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez : Pour modifier une attitude ou un comportement il est nécessaire de garder en mémoire les points suivants :1/ Soyez sincère et ne faite pas de fausse promesse, 2/ Sachez exactement ce que vous voulez que votre interlocuteur fasse, 3/ Mettez-vous à la place de votre interlocuteur, 4/Considérer les avantages que votre interlocuteur peut retirer, 5/Faites en sorte que ces avantages soient en accord avec les désirs de votre interlocuteur et 6/Quand vous faites une proposition, formulez là de telle manière que votre interlocuteur comprenne qu’il va en retirer un avantage personnel.

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