La vitamine D pour lutter contre le cancer

David Servan-Schreiber dans son livre Anticancer indique que la vitamine D joue un rôle primordial dans le maintien de l’homéostasie phospho-calcique et que sa carence a donc des conséquences biologiques et cliniques pouvant aboutir à des troubles du métabolisme phospho-calcique. De plus la vitamine D est aujourd’hui considérée comme étant « un régulateur physiologique de la prolifération-différenciation de nombreux types cellulaires », et comme « un modulateur des défenses immunitaires de l’organisme ». Depuis quelques années, les chercheurs soulignent le rôle essentiel de la vitamine D sur le système immunitaire : les personnes en déficit de vitamine D augmentent leurs risques de cancers, de maladies auto-immunes ou de maladies neurodégénératives. Ajoutée à des cellules cancéreuses, la vitamine D supprime leur prolifération in vitro. Elle a aussi une puissante activité anti-inflammatoire qui peut retarder l’apparition du cancer chez l’animal.

De plus un article du numéro 827 de Science et Avenir  indique que « plusieurs études soulignent désormais qu’un déficit en vitamine D est souvent associé à son apparition, ainsi qu’à celle de plusieurs autres cancers (prostate et tumeurs liées au tabagisme). Une étude menée en Arabie saoudite auprès de 40 femmes atteintes d’un cancer du sein vient étayer cette hypothèse. Dans ce pays, où la maladie est très fréquente, l’application draconienne de la loi islamique interdit aux femmes de découvrir leur peau. Or l’exposition au soleil est le principal moyen pour le corps de produire de la vitamine D. De fait, l’étude a montré que les femmes carencées en vitamine D présentaient près de trois fois plus souvent la forme la plus mortelle du cancer du sein que celles indemnes de ce déficit. Autres indices : les pays de l’hémisphère Nord, les moins exposés au soleil, sont parmi les plus touchés par le cancer du sein ; il en est de même pour les femmes afro-américaines dont la coloration de la peau est un obstacle à la synthèse de vitamine D dans des régions de faible intensité lumineuse. »

Cependant la Vitamine D n’agit pas directement. Le nom scientifique de la Vitamine D est cholécalciférol. Ce produit est transformé dans le foie en 25hydroxy-cholécalciférol (calcidiol) qui est la forme principale de la Vitamine D dans le sang. En fait le niveau de calcidiol dans le sang est la meilleure et seule façon de mesurer le taux de Vitamine D pour savoir s’il est suffisant. En général,le manque de vitamine D est défini à partir d’un niveau de calcidiol inférieur à 20-40 nmol/L.

Il semble être admis aujourd’hui que les hommes ont la faculté de produire de grande quantité de Vitamine D en été et de stocker les excès dans les tissus graisseux. Ces stockages permettent ainsi de réduire le risque de déficience en Vitamine D en hiver. Néanmoins nous passons à l’heure  actuelle moins de temps à l’extérieur que nos ancêtres (sans compter le fait que s’exposer de façon importante au soleil présente un réel danger). De plus, même si la vitamine D est aussi présente dans certains aliments comme le poisson, il s’avère que beaucoup d’individus en consomment très peu.

Ainsi même si très peu d’études ont été faites à ce jour, il conviendrait qu’un adulte s’exposant régulièrement au soleil doit prendre 2000UI de vitamine D par jour (10 à 15 gttes DEDROGYL) et un adulte ne s’exposant pas doit prendre 4000 à 5000UI par jour.  Les aliments les plus richeq en vitamine D sont l’huile de foie de morue (1360UI dans une cuillère à soupe) et le saumon (360UI pour 100g).

Attention tout de même!  Le suivi par les analyses de laboratoire est absolument indispensable car, à forte dose prolongée, les excès de supplémentation en vitamine D sont à éviter d’autant que la vitamine D se stocke dans les graisses. Des apports trop importants peuvent être néfastes à la croissance, entraîner la calcification des tissus moux (reins, parois vasculaire…), l’hypercalcémie (taux sanguin de calcium élevés) même si les doses de toxicité potentielle s’avèrent très élevées. De plus il faut aussi savoir que certains médicaments bloquent le métabolisme de la vitamine D (barbituriques, médicaments antilipémiants, cortisone).

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